Protéger son chien et son chat des parasites externes cet été

Parasites externes chez le chien et le chat : prévention renforcée à la belle saison
Quand arrive la belle saison, vos animaux profitent davantage du jardin, des promenades et des siestes au soleil. C’est aussi le moment où les parasites externes deviennent plus présents.
Quels types de parasites externes ?
Les parasites externes vivent à l’extérieur du corps de vos animaux. Ils se logent dans le pelage ou sur la peau, puis se nourrissent de sang ou de débris cutanés. Leur présence dépend souvent du mode de vie de votre compagnon.
1. Les puces
Les puces sont les parasites externes les plus fréquents chez le chien et le chat. Dans la grande majorité des cas, il s’agit de Ctenocephalides felis, aussi appelée puce du chat. La puce adulte vit dans le pelage de l’animal et se nourrit de sang. Une fois installée, elle pond très vite, parfois une cinquantaine d’œufs par jour.
Une grande partie des parasites se trouve aussi dans la maison, sous forme d’œufs ou de larves de puces, sur les tapis, la moquette ou le canapé.
Voici ce qui peut vous alerter :
- grattage fréquent, surtout au dos, à la croupe ou à la base de la queue ;
- petites piqûres rosées sur la peau ;
- résidus noirs au peigne, correspondant aux déjections de puces.
2. Les tiques
Les tiques sont des acariens de la famille des arachnides. Elles ne piquent pas, elles mordent. Leur rostre s’accroche à la peau pour leur permettre de se nourrir de sang. On les retrouve souvent après une promenade, surtout dans les zones végétalisées et les herbes hautes.
Contrairement aux puces, les tiques ne se déplacent plus une fois fixées. Elles privilégient les zones où les poils sont peu nombreux, comme les oreilles, le cou ou le ventre. En caressant votre animal, vous pouvez parfois sentir une petite masse accrochée à la peau.
Le risque principal vient des maladies qu’elles peuvent transmettre, comme la maladie de Lyme, la piroplasmose ou l’ehrlichiose.

3. Les aoûtats
Les aoûtats sont de petits acariens orange très présents en été et au début de l’automne. Ils s’installent sur la peau de l’animal, souvent en grand nombre, puis restent plusieurs jours. On les retrouve souvent entre les doigts, sur les oreilles, dans les plis des coudes, des cuisses ou sur le ventre. Leur présence se remarque par des zones orangées sur la peau et par de fortes démangeaisons.
Le vrai risque vient des lésions cutanées et d’une possible surinfection quand l’animal se gratte intensément.
4. Les poux
Les poux sont plus rares chez le chien et le chat, mais ils existent. Ils touchent surtout les animaux affaiblis ou vivant en collectivité. Ces parasites vivent dans le pelage de l’animal, s’accrochent à la base du poil et pondent des lentes collées aux poils.
Vous pouvez repérer :
- des lentes fixées sur les poils ;
- un pelage terne avec chute de poils et démangeaisons.
Point rassurant, le poux du chien reste spécifique à son espèce. Il ne contamine ni l’homme ni le chat selon les informations disponibles ici.
5. Les mites ou acariens
Les mites ou acariens regroupent plusieurs parasites externes responsables de gales cutanées ou de gale des oreilles. Ils vivent sur la peau ou dans les oreilles et se nourrissent notamment de peaux mortes. Chez certains animaux, ils provoquent rapidement un vrai inconfort.
Vous pouvez voir des rougeurs, des croûtes, des démangeaisons marquées ou des oreilles très irritées.
Quels sont les parasites internes ?
On les retrouve le plus souvent dans l’intestin, mais parfois aussi dans le cœur ou les poumons. Invisibles à l’œil nu, ils peuvent passer inaperçus au début.
Pourtant, leurs effets sur les animaux de compagnie sont bien réels. Ils provoquent souvent des troubles digestifs, une perte de poids ou d’autres complications.
1. Les vers ronds (nématodes)
Les vers ronds, aussi appelés nématodes, sont parmi les parasites internes les plus fréquents. On y retrouve notamment les ascaris, très courants chez les chiots et les chatons, mais aussi les ankylostomes et les trichures, surtout chez le chien. Leur présence dépend souvent du mode de vie de l’animal.
Les symptômes varient selon le parasite, l’âge et l’état général de votre compagnon. Chez les jeunes animaux, ils peuvent entraîner vomissements, diarrhées, ballonnements ou retard de croissance. Chez d’autres, on observe amaigrissement, fatigue ou selles anormales sur la durée. Certains nématodes peuvent provoquer une anémie, surtout chez les plus jeunes, ou des troubles digestifs persistants.
2. Les vers plats (cestodes)
Les vers plats, ou cestodes, comprennent notamment le tænia et Dipylidium caninum. Leur cycle de vie est lié à l’ingestion de puces ou de proies contaminées. Autrement dit, un problème externe peut aussi ouvrir la porte à un parasite interne, ce qui montre l’intérêt d’une protection globale.
Chez le chien ou le chat, vous pouvez parfois remarquer de petits segments blancs autour de l’anus. Ce signe doit vous alerter.
3. Les protozoaires
Les protozoaires sont des parasites microscopiques. Ils touchent les animaux de compagnie à différents âges, mais les jeunes peuvent être plus sensibles.
Le signe le plus courant reste la survenue de troubles digestifs. Diarrhées chroniques, selles anormales et inconfort intestinal doivent vous faire réagir. Ces parasites peuvent fragiliser l’état général de l’animal et rendre le quotidien plus difficile, surtout si les symptômes s’installent dans le temps.
Leur impact ne doit pas être minimisé. Giardia, par exemple, est aussi mentionné comme transmissible à l’homme. Cela renforce l’importance d’une bonne hygiène et d’une prise en charge adaptée.
4. Les vers du cœur (dirofilariose)
Ce parasite est transmis par les piqûres de moustiques. Son cycle de vie passe donc par un vecteur externe avant de s’installer dans l’organisme de l’animal. Une fois présent, il atteint le cœur et les artères pulmonaires.
C’est ce qui rend cette maladie particulièrement préoccupante. Au début, elle peut rester silencieuse, ce qui complique le repérage précoce. Pourtant, ses conséquences peuvent devenir graves avec le temps. Le parasite circule d’abord via le sang, puis perturbe des fonctions essentielles.
Comment éliminer les parasites ?
Si vous trouvez des parasites dans le pelage de votre animal, restez calme et agissez prudemment. Pour les puces, des traitements antiparasitaires réguliers aident à contrôler le problème et à réduire la propagation dans la maison. Comme de nombreux stades de développement des puces dépendent de l’animal, traiter uniquement le pelage n’est pas toujours suffisant.
Les tiques nécessitent un soin particulier. Vous ne devez jamais retirer une tique à la main, car le presser peut libérer des agents infectieux dans la plaie. Un crochet à tiques est l’outil recommandé car il élimine le parasite efficacement et sans produits chimiques. Combiné avec des traitements réguliers, fermer les vestiaires après une promenade et un retrait précoce, c’est l’un des moyens les plus efficaces de protéger les chiens et les chats au printemps et en été.

Types et formes de traitements
Le choix dépend toujours de votre animal, de son espèce, de son poids et de son mode de vie. Certains produits sont plus pratiques si votre compagnon sort souvent, d’autres si vous cherchez une action plus longue. Les formes citées ici sont les pipettes, les colliers, les sprays, les shampoings et certains comprimés. Il faut aussi respecter la fréquence de renouvellement indiquée, car un traitement n’agit pas à vie.
Voici un aperçu simple pour vous aider :
Pourquoi les antiparasitaires pour chiens sont toxiques pour les chats ?
Tous les antiparasitaires ne conviennent pas à toutes les espèces. Utiliser des produits pour chien sur un chat, ou l’inverse, peut être très dangereux. Certains antiparasitaires pour chien contiennent des substances adaptées à cette espèce, comme la perméthrine. Chez le chat, cette molécule peut provoquer des troubles neurologiques graves, avec des risques pouvant aller jusqu’à la mort.
Vous ne devez donc jamais improviser. Avant d’appliquer un produit, vérifiez toujours l’espèce concernée et le poids de l’animal. Respectez aussi les doses, car sous-doser rend le traitement moins efficace, tandis qu’un excès peut devenir nocif. Si vous avez plusieurs animaux à la maison, cette vigilance est encore plus importante pour éviter toute erreur de manipulation entre chien et chat.
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